Monuments disparus : Kiosque à musique à Bressuire (Deux-Sèvres)

Le kiosque de Bressuire (Deux-Sèvres) a été détruit en 1955. Carte postale du début du 20e siècle. © Région Poitou-Charentes, inventaire du patrimoine culturel / reproduction R. Jean, 2013.
Découvertes
 
  • Mis à jour le 23 juillet 2015
 

Témoins de pratiques musicales un temps disparues, certains kiosques à musique ont été conservés, pour leur agrément esthétique, dans les jardins publics ou sur les places. La plupart d'entre eux ont été démolis, comme à Bressuire, place Saint-Jacques.

La pratique des concerts d'harmonie (réunissant des instruments à vent et des percussions) en plein air s'était développée à partir des années 1850. Orphéons et fanfares étaient destinés à stimuler l'esprit patriotique ; plus tard, la valse musette convia à la danse les auditeurs attroupés autour de l'orchestre.
C'est en 1892 que L'Union musicale de Bressuire avait réclamé à la ville la construction d'un kiosque à musique. Il fut achevé en 1894. Après la Seconde Guerre mondiale, il n'était plus utilisé, la mode des concerts publics en plein air ayant momentanément passé et le besoin de places pour stationner les voitures augmentant. Une tempête le ruina en 1953, il ne fut pas réparé, et devenait dangereux. Une décision du conseil municipal arrêta sa démolition en 1955.

Comme nombre de kiosques de la fin du 19e siècle, il était établi sur une base de pierres de taille octogonale. Huit piliers de fonte soutenaient un toit de zinguerie, destiné à rabattre le son. Ce toit comportait huit pans de trois lames parallèles. Une modeste grille reliait entre eux les piliers. C'était là un édicule discret et sobre, en rapport avec la modestie des moyens de l'agglomération bressuiraise du temps. Aucune des richesses ornementales générées par l'Art nouveau ou le goût pour les décors architecturaux d'inspiration exotique (kiosque vient d'un mot et d'un édicule originaires de Turquie) n'agrémentait les parties métalliques. Il n'était pas même sommé de la lyre traditionnelle, comme celui du jardin de la Brèche, à Niort, également disparu.

Très différents étaient - et sont encore - les kiosques de Parthenay ou de Melle, restaurés et à nouveau utilisés.

Auteur : Marie-Paule Dupuy

 

Voir

 

 
 

À la une de l'Inventaire

  • Restauration monument historique

    La restauration de l'église Saint-Eutrope de Saintes

    L’église Saint-Eutrope de Saintes vient de bénéficier d’une campagne importante de restauration, concernant l'élévation nord du monument. L’inauguration est prévue le samedi 25 juin.

  • Découvertes

    Les phares de l'estuaire de la Charente

    Sept phares ont été édifiés, entre 1680 et le début du 20e siècle, afin de guider les bateaux dans le pertuis d’Antioche et l’embouchure de la Charente... Une découverte en vidéo !

  • Actualités

    Ouverture du Jardin de Gabriel au cours de l’été 2022

    La Région Nouvelle-Aquitaine vous propose de découvrir un jardin extraordinaire : le Jardin de Gabriel à Nantillé, en Charente-Maritime. Le site sera ouvert tous les mardis et les jeudis entre le 5 juillet et le 15 septembre.

  • Découvertes

    Les forts de l'embouchure de la Charente

    Dans le but de protéger l’arsenal de Rochefort, quatorze forts et redoutes sont édifiés de part et d’autre de l’embouchure de la Charente entre la fin du 17e siècle et les années 1860... Une découverte en vidéo !

  • Les actus du LIMOUSIN

    Une nouvelle publication : « Collonges-la-Rouge : Nuances de gris et de rouge »

    La collection régionale des « Visages du patrimoine » s'enrichit d'un nouveau titre consacré la commune corrézienne de Collonges-la-Rouge.

  • Découvertes

    Les ports et la navigation sur la Charente

    Le fleuve Charente, naturellement navigable entre Cognac et son embouchure, a de tout temps favorisé les échanges entre la côte et l’arrière-pays... Une découverte en vidéo !