Monuments disparus : Ancienne gare ferroviaire de La Rochelle (Charente-Maritime)

L'ancienne gare de La Rochelle, au second plan. Carte postale L. Cassegrain. Archives départementales de la Charente-Maritime (10 Fi 3).
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  • Mis à jour le 23 juillet 2015
 

Dans la seconde moitié du 19e siècle, la gare et le « chemin de fer », sont tout à la fois liés à l'imaginaire du voyage et du dépaysement estival, et symboles de modernité. Édifiée près du port, la première gare de La Rochelle fut utilisée par les voyageurs pendant soixante-cinq ans, avant de devenir gare de marchandises, puis d'être démolie, en 1980.

La première gare ferroviaire de La Rochelle est le terminus de voies en provenance de Poitiers et de Rochefort. Les ingénieurs Compaing et Morandin en ont conçu le projet en 1855. Sa localisation, non loin des espaces portuaires (le long des bassins à flot alors en construction), rend nécessaire la présence de pilotis dans les fondations. Elle est inaugurée le 6 septembre 1857.
Mais les contraintes du progrès et l'augmentation du trafic rendent rapidement la construction obsolète : dès 1884, il est question d'édifier une nouvelle gare, en centre ville. Celle-ci ne sera achevée, place Pierre Semard, qu'en 1922. L'ancienne gare devient alors gare de marchandises. Elle perd à ce moment sa marquise de verre et de métal, agrément architectural devenu inutile, puisqu'aucun voyageur ne séjourne plus dans les lieux pour l'admirer. En 1980 enfin – le 24 novembre très précisément, elle est définitivement démolie.

Photographies 01, 02 et 04 : Archives départementales de la Charente-Maritime (10 Fi 3 et 4)

Nombre de cartes postales anciennes restituent l'image de son architecture de briques disposées en losanges allongés. Ce motif géométrique semble une vague réminiscence des décors portés par les façades dans le Nord et les Flandres. Une frange de métal dentelé bordait le toit d'ardoises. La grande halle de départ était soutenue par des piliers de fonte. Elle avait des verrières en damier ; le long du toit, les rectangles de verre faisaient place à des fleurs de lys extrêmement stylisées.

Auteur : Marie-Paule Dupuy

 

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