Monuments disparus : Anciennes halles de la place Charles-de-Gaulle à Poitiers (Vienne)

Les anciennes halles de Poitiers, place Charles-de-Gaulle, vue aérienne en 1960-1961. © Région Poitou-Charentes, inventaire du patrimoine culturel / Fonds Henrard.
Découvertes
 
  • Mis à jour le 23 juillet 2015
 

Construites en 1858, détruites en 1975 pour l'aménagement d'un parking souterrain, les halles de la « place du Marché » de Poitiers ont rempli, pendant quelque 120 ans, leur office. Elles ont été remplacées par les halles actuelles.

Elles avaient été édifiées sur un terrain acquis de la famille des Lecointre-Dupont, banquiers poitevins, par l’architecte Charles Boyer, dont le projet avait reçu l’approbation définitive du conseil municipal, le 28 novembre 1857.
Elles s’élevaient à l’est de ce terrain ; à l’ouest, sur le plan de l’étoile, un vaste espace avait été réservé pour les commerçants s’installant à l’extérieur les jours de marché.

C’étaient des halles à structure métallique, en grande partie occultée par la pierre en soubassement et comme support des décors, et les lattis de bois latéraux.
Initialement conçues comme un espace ouvert comme les halles traditionnelles à poteaux de bois, elles furent en définitive closes de toutes parts dans leurs parties basses, seulement aérées de petites fenêtres ; seules d’immenses verrières, en haut des pignons nord et sud, fournissaient un éclairage convenable. En mur pignon, neuf travées de lattis de bois avaient été prévues, de taille décroissante depuis le centre ; elles furent finalement vingt-six et de largeur égale. Sur les murs gouttereaux (est et ouest), huit colonnes relativement ornementées séparaient sept travées.

La décoration en était sobre et somme toute peu originale : palmettes et chapiteaux d’inspiration égyptienne, en fleur de lotus refermée. Au-dessus de la porte principale, un blason figurant des sujets en rapport avec les activités commerciales reposait sur des baguettes en croix ; celles-ci maintenaient ouvert un manteau fleuri, lui-même déployé sur un parchemin dont les volutes laissaient apparaître des têtes.
Plus impressionnants étaient les sous-sols, remplacés par un parking ; au premier, d’étroits couloirs aux voûtes en berceau desservaient des entrepôts ; d’autres réserves au second étaient creusées à même le rocher plus profondément encore.

Auteur : Marie-Paule Dupuy

 
 

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