BRÈVE : mémoire d’employée à la Perruquerie Hyvernat à Saint-Benoît

Françoise Chauvet, employée à la Perruquerie Hyvernat pendant 13 ans.
Évènements
 
  • Mis à jour le 9 juillet 2013
 

Françoise Chauvet livre les souvenirs de ses treize années de travail à la Perruquerie Hyvernat à Saint-Benoît, dans la Vienne.

Créée en 1936 par Fernand Hyvernat dans le sous-sol de sa maison, l'entreprise prend rapidement de l'importance sur la commune : le site s'agrandit, les effectifs augmentent ; les perruques et postiches d'art Hyvernat s'exportent jusqu'aux États-Unis et sont plébiscités par les grands noms de la coiffure française comme Dessange. Environ 500 salariés font vivre l'usine entre 1965 et 1970. Le personnel y est essentiellement féminin, et l'entreprise demeure familiale jusqu'en mars 1975, date de sa fermeture.

Françoise Chauvet rentre à l'âge de 18 ans comme employée à la perruquerie. Elle y est comptable jusqu'à la fermeture de l'usine. Elle exercera toute sa vie ce métier qui la passionne. Par sa fonction dans l'usine, elle connaît tous les salariés. Elle se souvient aujourd'hui encore du nom et du poste de chacun.

Elle raconte comment étaient fabriquées les perruques : entièrement à la main, puis, en parallèle de cette implantation manuelle, à la machine. Les cheveux provenaient de France, les coiffeurs revendant leurs plus belles mèches, mais également d'Asie, dans des caisses d'une cinquantaine de kilos importées par bateau. Après avoir été plongés dans des bains d'ammoniaque, puis teints, les cheveux devenaient la matière première des implanteuses et des dizaines de modèles fabriqués au sein de l'usine : postiches et toupets pour hommes, chignons, perruques méchées, etc... La tâche longue et difficile de la préparation des cheveux revenait aux hommes qui brassaient, au moyen de lourdes fourches, les cheveux dans les bains, tandis que la majorité des ouvrières s'employaient à la réalisation de ces perruques à la renommée internationale.

Auteurs : Stéphane Baillargeau et Camille Bodin (Mission de service civique Mémoires ouvrières de Saint-Benoît)

© Photographies et reproductions : Stéphane Baillargeau et Camille Bodin (Mission de service civique Mémoires ouvrières de Saint-Benoît). Région Poitou-Charentes, inventaire du patrimoine culturel, 2013.

 

 
 

À la une de l'Inventaire

  • Publications en ligne

    Publication "Grand Châtellerault : Mairé"

    La publication sur le patrimoine de la commune de Mairé vient d'être mise en ligne. Découvrez l'histoire, les paysages et le patrimoine de cette commune de la Communauté d'Agglomération Grand Châtellerault.

  • Actualités

    Annulation de la conférence sur le patrimoine de Saint-Jean-de-Liversay

    Cette conférence, qui était prévue le 14 janvier, à 20h30, en la salle des fêtes de Saint-Jean-de-Liversay, est annulée en raison du contexte sanitaire.

  • Publications en ligne

    Publication "Grand Châtellerault : Leigné-les-Bois"

    L'inventaire du patrimoine de Grand Châtellerault se poursuit. Découvrez dans cette publication en ligne l'histoire, les paysages et le patrimoine de la commune de Leigné-les-Bois.

  • Découvertes

    L'île de la Baine à Chaniers

    L'île de la Baine, sur la Charente, est mentionnée dans les textes dès le début du 14e siècle pour ses moulins. Le lieu a connu d’importants aménagements au milieu du 19e siècle pour faciliter la navigation sur le fleuve.

  • Actualités

    Colloque-webinaire « Participation des jeunes dans l’élaboration des politiques publiques locales »

    Le dernier temps de ce colloque sera consacré à la question du patrimoine lié aux droits culturels et à la jeunesse.

  • 14-18

    Le Poilu mourant en défendant le drapeau

    Peu après la Première Guerre mondiale, un modèle a été choisi par plusieurs communes du Poitou et des Charentes pour orner leur monument aux morts. Un même modèle, mais quatre histoires différentes.