Fêtes et divertissements à l'époque romane

Rigaud de Barbezieux. Chansonnier provençal. Milieu 13e siècle. Ms français 12473, f° 71 recto. © BnF, département des manuscrits.
Découvertes
 
 

À l'époque romane, l'année est rythmée par de nombreuses fêtes religieuses chômées. Spectacles de jongleurs, d'acrobates ou de musiciens, danses et jeux divertissent la population. Les chansons de geste et les poèmes courtois des troubadours font leur apparition. Cet album photos vous propose de découvrir les traces de cette vie festive dans les sculptures, les peintures et les manuscrits conservés en Poitou et en Charentes.

Les divertissements sont condamnés par l'Église qui souhaite imposer une rigueur morale aux laïques. Cependant, ces interdictions n'ont qu'un faible effet, comme en témoignent les nombreuses représentations de musiciens, danseurs et acrobates sur les églises même.

 

Les divertissements

Jongleurs, acrobates, montreurs d'animaux, musiciens... sont les "professionnels du spectacle" du Moyen Âge. Ils se produisent dans les villages et les villes à l'occasion des fêtes chômées et à la cour des seigneurs lors de fêtes et de banquets.
Ils sont condamnés par l'Église pour leur mode de vie itinérant et les rires qu'ils suscitent par leurs contorsions et leurs récits satiriques. Les acrobates, figurés souvent la tête à l'envers, sont l'exemple de ce renversement de l'ordre du monde que les religieux considèrent comme diabolique.

 

... et les rites de la vie

La naissance, le mariage, les funérailles : l’Église s’impose de plus en plus dans ces moments privés fêtés par des repas, des chants et des danses.


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