Les ports sur la rive saintongeaise de l'estuaire de la Gironde

 Carrelets et yoles de pêche le long du chenal du port de la Grange d'Allouet, à Saint-Thomas-de-Cônac. © Région Nouvelle-Aquitaine, inventaire du patrimoine culturel / Y. Suire, 2010.
Découvertes
 
 

Les ports de la rive saintongeaise, qui assurent la relation entre l'arrière-pays et l'extérieur, furent des lieux éminents d'échanges commerciaux jusqu'au milieu du 20e siècle. Quelques-uns abritent encore une petite activité de pêche.Aujourd'hui tournés vers la plaisance, ils sont un des atouts touristiques de l'estuaire.

La grande majorité des ports sont établis à l'embouchure d'un petit cours d'eau qui vient se jeter dans l'estuaire. Le port s'est alors développé à la jonction entre la rivière et son chenal. Celui-ci a presque toujours été redressé au 19e siècle, des quais, cales et perrés ont été aménagés pour recevoir les bateaux. Des bassins de retenue et écluses de chasse permettent à la fois de stocker l'eau de la rivière en amont, puis de l'évacuer vers l'estuaire à marée basse en ouvrant les portes de l'écluse, chassant par la même occasion les vases qui se sont accumulées dans le port et le chenal.

Les ports situés plus près de l'embouchure de la Gironde échappent à ce schéma habituel : le port de Saint-Georges-de-Didonne, soumis aux marées, est simplement abrité par une jetée, au pied du phare de Vallières ; le port de Royan est également implanté sur un site abrité des vents par une pointe rocheuse, celle de Foncillon, et par des jetées ; le port de La Palmyre, aux Mathes, s'est développé à l'entrée de la baie de Bonne Anse.

Leur histoire est, depuis l'Antiquité, intimement liée à l'évolution de la rive et du trait de côte. Lire la suite


L'album des ports de la rive saintongeaise, du sud au nord

 

Auteur : Yannis Suire, 2016.

 


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