La restauration d'une statue de danseuse par une étudiante de l'Ecole supérieure d'art et de design TALM-Tours

L’étudiante Marion Benda et la statue de danseuse à son arrivée à Tours. © Région Nouvelle-Aquitaine / J. Chalard-Deschamps.
Découvertes
 
  • Mis à jour le 9 juillet 2021
 

 

Les analyses sur l'état de la statue

Dès l’arrivée de la statue, Marion Benda a pu réaliser un certain nombre d’observations qui ont complété les précédents constats sur l’état de l’œuvre.

La première étape a été d’identifier et de photographier chaque élément ou fragment de la sculpture. Une visite au Jardin de Gabriel lui a permis également de retrouver quelques éléments détachés de la statue qui étaient tombés sur le sol. Presque tous les fragments de la robe ont ainsi été retrouvés.

Puis, les semaines suivantes ont été consacrées à différentes analyses, sur la statue mais aussi sur d'autres sculptures du jardin, à des fins de comparaison.

Les techniques de mise en œuvre de Gabriel Albert, l’exposition en extérieur ainsi que l’instabilité de la statue sur son socle sont les principales causes d’altérations de la Danseuse 207.
Les altérations de surface observées sont le lessivage des couleurs, la pulvérulence de la peinture blanche, l’encrassement local et les résidus de colonisations biologiques.
Cependant, les altérations les plus inquiétantes sont majoritairement structurelles. Au niveau de la jonction des membres et au dos de la robe, différents niveaux de rupture sont constatés (fissures et fractures dans le béton et le mortier de ciment de Portland, et armatures métalliques rompues). Cela a conduit à la corrosion des armatures apparentes, au détachement progressif de la tête et du bras dextre, et à la fragmentation et à l’affaissement brusque de la robe.
Enfin, le mortier est carbonaté sur plus d’un centimètre de profondeur, abaissant ainsi le pH à 8 (ciment de Portland non altéré : pH 12-13).
L’état de conservation de la statue s’avère préoccupant et évolutif en cas de réexposition en extérieur en l’état.

BENDA, Marion. Rapport d’analyse sur la statue de danseuse, 2021.

Par ailleurs, sur la base des précédentes études sur le Jardin de Gabriel, Marion Benda a étudié le mode opératoire de la fabrication des statues de Gabriel Albert. La connaissance de chacune de ces étapes est importante afin de respecter l'oeuvre lors de la restauration.

 
 

À la une de l'Inventaire

  • Publications en ligne

    Diaporama de la conférence du 16 septembre 2021 à Saint-Jean-de-Liversay

    Découvrez en ligne le diaporama de la conférence présentant les résultats de l'inventaire du patrimoine de la commune.

  • Découvertes

    Le Jardin de Gabriel s'ouvre aux scolaires

    Le Jardin de Gabriel a récemment accueilli deux classes des écoles voisines de Saint-Hilaire-de-Villefranche et Brizambourg. Une quarantaine d’élèves de CM1-CM2 ont pu découvrir l’univers insolite et poétique créé par Gabriel Albert.

  • Découvertes

    Une exposition inédite des sculptures de Gabriel Albert au Musée Cécile Sabourdy

    Intitulée « Le ciment des rêves, l’univers sculpté de Gabriel Albert », cette exposition exceptionnelle ouvrira ses portes le mercredi 19 mai, pour toute l’année.

  • Découvertes

    La restauration d'une statue de danseuse par une étudiante de l'Ecole d'art et de design TALM-Tours

    En vertu du partenariat conclu entre la Région et l’école, Marion Benda a choisi pour son mémoire de fin d’études de restaurer une statue en ciment du Jardin de Gabriel.