La première statue du Jardin de Gabriel a 50 ans !

Détail du visage de la statue de femme nue. © Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel. R. Jean, 2010.
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  • Mis à jour le 1 février 2019
 

Les 420 statues en ciment qui composent le Jardin de Gabriel, à Nantillé (Charente-Maritime), ont été réalisées par Gabriel Albert, menuisier devenu sculpteur-modeleur à l’âge de la retraite, entre 1969 et 1989. La première statue, qui a donc 50 ans en 2019, vient d’être identifiée.

Cette première statue n’était pas identifiée au moment de l’inventaire du Jardin de Gabriel, réalisé en 2009-2010. Le mystère est aujourd’hui résolu, grâce à l’entretien de Gabriel Albert, mené par l’ethnologue Michel Valière le 13 novembre 1991, et récemment numérisé.

Une statue de femme nue…

Lors de cet entretien, Gabriel Albert évoque la première statue de son jardin à plusieurs reprises. Il précise qu’elle représente une femme nue, réalisée à partir d’un modèle sur papier. Le nu féminin est d’ailleurs l’un de ses thèmes préférés, comme en témoignent ses 41 statues et bustes.

… découverte grâce à une rose…

Après avoir dégusté quelques grains de raisin muscat dans le jardin, le maître des lieux conduit Michel Valière devant cette première statue. Ils évoquent les œuvres environnantes – Charles de Gaulle, Goulebenéze, un indien –, ce qui permet de situer la statue dans la partie droite du jardin, derrière le bassin. L’ethnologue questionne alors Gabriel Albert sur une rose tenue par la statue. Ce détail permet d’identifier la statue : une seule statue de femme nue présente une rose dans cette partie du jardin. Michel Valière remarque également la présence de boules en ciment au pied de la statue. Aujourd’hui disparues, ces boules figurent effectivement à cet emplacement sur les photographies anciennes.

… qui témoigne des premières difficultés techniques

Figurée debout, la femme, tenant une rose de sa main gauche, s’appuie légèrement sur un tronc d’arbre écoté, qui permet de renforcer la partie basse de la statue, plus fragile. Gabriel Albert a ainsi réalisé ce type de renfort sur un grand nombre de ses œuvres.

La réalisation de cette première statue est l’occasion, pour le sculpteur-modeleur, de tester son mode opératoire, encore incertain. Il précise qu’il a dû la refaire à deux reprises, à cause de la présence de plâtre mélangé au ciment. Il ajoute, fort de son expérience : « Ceux qui l’entendront, ils pourront se rappeler de ça, [le plâtre et le ciment] ça va pas ensemble ». Par la suite, il utilise systématiquement du ciment de marque Portland, mélangé avec du sable de Cadeuil.

Gabriel Albert mentionne les petites craquelures apparues sur la statue. Aujourd’hui, ces craquelures devenues importantes ont conduit la Région à mettre cette statue à l’abri, dans l’attente d’une prochaine restauration.
 


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