La restauration du Jardin de Gabriel : la fin des premiers travaux d'ugence

Statue de femme du Jardin de Gabriel, avant et après le traitement biocide. © Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel. Yann Ourry, 2018.
Évènements
 
  • Mis à jour le 2 juillet 2018
 

Les premières mesures d'urgence pour la restauration du Jardin de Gabriel, lancées par la Région Nouvelle-Aquitaine en novembre 2017, sont achevées. Les statues ont toutes été nettoyées, et suivant leur état, ont fait l'objet de plusieurs traitements : comblement des fissures, pulvérisation d'un fixateur et application d'une couche de cire. Les documents de l'atelier ont quant à eux été traités et archivées au Archives départementales.

Traitement des documents conservés dans l'atelier

Durant l’hiver, l'entreprise de restauration ARTHEMA a traité par anoxie la documentation papier qui était conservée dans l’atelier, afin d'éliminer tous les micro-organismes et nuisibles. Les documents ont ensuite été inventoriés, conditionnés dans des chemises et sous-chemises neutres, puis rangés dans des boîtes de conditionnement. Ces boîtes ont été archivées aux Archives départementales de la Vienne à Poitiers, dans le local réservé aux archives de la Région.

Nettoyage des statues après traitement biocide

Les travaux sur le site ont repris au mois d'avril. Le traitement biocide, qui avait été amorcé à l'automne, a été à nouveau effectué pour éliminer la totalité des mousses, lichens et champignons sur l'ensemble des statues. Après quelques jours d'attente, les entreprises ARTHEMA et ARCOA ont ensuite brossé et nettoyé à l'eau, parfois à la vapeur, la surface des statues et bustes.

Ces traitements sont jugés très satisfaisants, car la quasi-totalité des mousses, lichens, champignons et micro-organismes ont disparu et les sculptures ont perdu leur aspect noirâtre pour retrouver une grande partie de leurs couleurs d’origine.


Comblement des fissures d'une centaine de statues

Les restaurateurs ont également traité les nombreuses fissures apparues sur les statues du fait des chocs thermiques. Ces fissures provoquaient des infiltrations d'eau qui provoquaient de lourds dommages aux oeuvres. Les restaurateurs ont tout d'abord passivé (traité contre la rouille) les parties métalliques lorsque celles-ci étaient à l'air libre, puis comblé les plus grosses fissures avec un mortier de ragréage et les micro-fissures avec de la résine.


Dernières étapes

Après vérification de chacune des statues, les restaurateurs ont procédé aux deux dernières étapes des travaux. La première consiste à pulvériser un fixateur de couche picturale, qui permet de consolider la peinture et de lui redonner un peu plus d'éclat. La seconde est l'application à la brosse d'une couche de cire protectrice.


Auteur : Yann Ourry, juillet 2018.

Photographies, sauf mention contraire :  © Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel. Yann Ourry, 2018. 


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